Réponse au SP de l'USN


Monsieur le Secrétaire Permanent,


Le Directeur d’une institution publique telle que la SNEL a pour responsabilité fondamentale d’assurer la prestation des services avec précision et loyauté. Avant toute nomination, la majorité des mandataires appartiennent à des partis politiques, ce qui implique déjà une contribution de 10% de leur salaire ainsi que d’autres dons pour soutenir les opérations du parti.


La demande d’une contribution supplémentaire directement auprès des mandataires publics par l’Union Sacrée de la Nation (USN) soulève de grandes préoccupations. Plus grave encore, la lettre ne précise ni le montant exact ni le mécanisme décisionnel qui l’imposerait. Il paraît plus logique que les partis politiques appartenant à la plateforme USN versent eux-mêmes une partie (par exemple 10%) de leurs ressources collectives à l’USN, plutôt que d’imposer une double obligation aux membres individuels. Comme l’a affirmé Nelson Mandela dans Long Walk to Freedom (1994), « la transparence et la responsabilité sont les pierres angulaires de la bonne gouvernance. »


Un tel mécanisme éviterait les conflits inutiles et renforcerait la cohérence organisationnelle. En effet, contraindre un Directeur Général à de multiples contributions peut conduire à une mauvaise gestion des fonds alloués ou générés. Les partis politiques devraient agir comme intermédiaires financiers, garantissant l’éthique et la transparence au sein de la plateforme. Qu’adviendrait-il d’un mandataire qui paie ses cotisations au parti mais refuse de payer l’USN ? Et quelle sanction serait appliquée à celui qui paie l’USN mais néglige ses cotisations au parti ? Comme l’a rappelé Patrice Lumumba dans son discours d’indépendance (1960), « la politique ne doit jamais être un instrument de division, mais un outil de cohésion et de progrès. »


En observant les réalités de notre gouvernance, il est clair que la discipline organisationnelle est renforcée lorsque la plateforme est gérée directement par ses structures politiques issues des différents partis. Winston Churchill soulignait dans son discours à Harvard (1943) que « la responsabilité est le prix de la grandeur. » Cette responsabilité doit incomber aux partis politiques, qui doivent assurer la cohérence entre leurs membres et la plateforme à laquelle ils appartiennent.


En conclusion, la meilleure approche durable consisterait à rendre les partis politiques responsables des contributions et dons versés directement à l’USN à partir des fonds collectés auprès de leurs membres. Cette structure respecterait la chaîne de loyauté et préserverait la bonne gouvernance.


Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Permanent, l’expression des sentiments patriotiques les plus distingués.


Fabrice Banyingela, MBA 



References

Mandela, N. (1994). Long Walk to Freedom. Johannesburg: Macdonald Purnell.


Lumumba, P. (1960). Discours d’indépendance du Congo, Léopoldville, 30 juin 1960.


Churchill, W. (1943). Speech at Harvard University: “The Price of Greatness is Responsibility.”


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